Harry Potter et le mystère de la Chouette Effraie
Le mois de juin arriva rapidement. A présent, les
Gryffondor savait que, le jour de la finale, ils affronterait l’équipe de Krum.
Si bien que tous attendaient, avec une grande hâte, la confrontation entre
Harry, et le plus grand attrapeur mondial, la lutte entre deux Eclairs de Feu.
Ce match risquait d’être passionnant. Mais, en attendant, les élèves
attendaient, avec un peu moins d’impatience, le match pour la troisième place
du tournoi, opposant Serpentard à Beauxbâtons 4. De plus, Malefoy, Rusard, Miss
Teigne et Peeves avaient tous repris leurs comportements habituels.
Deux jours avant ce match-là, les élèves attendaient,
dans la Grande Salle, l’arrivée des hiboux. Ron, Harry et Hermione, attendaient
avec impatience, la réponse d’Olivier. Leur attente fut récompensée, par
l’arrivée de Coq qui vint se poser devant l’assiette de Ron. Celui-ci prit la
lettre, la tendit à Harry et félicita son hibou d’avoir, cette fois, apportée
la lettre à son destinataire. Coq repartit et Hermione, jetant un coup d’œil
aux gros titres de la Gazette du Sorcier, Harry, commença à lire, à voix basse,
la réponse de Olivier.
“Salut à tous les trois,
Désolé de vous répondre aussi tard, mais je n’ai pas
beaucoup de temps libre. On nous demande beaucoup de travail et l’entraînement
est assez dur !
Bravo ! Je suis sûre que vous gagnerez, à la finale.
Contre qui vous jouez ?
Par contre, mon frère ne s’appelle pas Laurent, mais
Thomas et ça fait déjà cinq ans qu’il a quitté Poudlard, et ma sœur, Laurence,
est en troisième année.
Bonne chance pour la finale !
Olivier.”
“- Il n’a pas de frère s’appelant Laurent ! murmura
Hermione, stupéfaite.
- Non ! confirma
Harry. Je ne sais pas qui est Laurent, mais en tout cas, il n’est pas celui
qu’il prétend être.
- Ouais ! En plus,
c’est vrai que Laurence Dubois, ça me dit quelque chose ! remarqua Ron. Ma sœur
la connais. Laurence est à Poufsouffle, et non à Gryffondor.
- Alors, ça doit
être quelqu’un de très fort en magie, pour avoir réussit à tromper tout le
monde, y comprit Dumbledore ! observa Hermione.
- Oh non ! Je
sais à qui le Grand-Duc apporte les lettres de ses victimes ! A Laurent !
s’exclama Harry.
- Qu’est-ce qui
te fais dire ça ?
- Si tu as
remarqué, Laurent part toujours de Poudlard, pour les vacances ! En plus, on
l’a trouvé dans les environs, le jour où Malefoy, Rusard, Miss Teigne et Peeves
ont eut un comportement étrange. Et il avait sa baguette à la main, et semblait
en colère ! Et il a rangé sa baguette dès qu’il nous a vu ! Si c’est un proche
de Voldemort, il est capable...
- De jeter des
sorts puissants, y compris sans baguette ! compléta Ron, stupéfait.
- Il faut
prévenir Dumbledore ! intervint Hermione. Mais il n’est pas là !
- Il doit
sûrement être à son bureau ! On n’a qu’à y aller, maintenant !” lança Harry, en
se levant, imité par Ron et Hermione. Tous les trois se précipitèrent vers
l’escalier de marbre et arrivèrent, hors d’haleine, devant la Gargouille en
pierre.
“- Pizza anchois ! lança Harry, en reprenant son souffle.
- C’est ça son
mot de passe ?” ricana Ron, alors qu’ils s’engouffraient dans l’escalier qui
les mena devant la porte, close du bureau.
Harry s’apprêtait à frapper, quand...
“- Attend, écoute, on dirait que quelqu’un discute avec Dumbledore
! l’interrompit Hermione. C’est pas le moment pour venir, redescendons !
- Eh, c’est la
voix de Fudge ! Qu’est-ce qu’il fait là ? chuchota Ron. Il a l’air en colère.
- Chut !”
Tous trois, même Hermione, malgré sa mauvaise conscience
d’écouter à la porte, firent silence. Comme l’avait dit Ron, Fudge, le ministre
de la magie, semblait très en colère.
“- ...Vous êtes allés trop loin, Dumbledore ! fulmina
Fudge.
- J’ai tout
simplement fait ce qui devait être fait ! remarqua calmement Dumbledore.
- Je vous ai
pourtant répété de nombreuses fois de ne pas vous mêlez des affaires du
Ministère !
- Si vous n’aviez
pas été si borné, ça ne serai pas arriver ! Vous refusiez de croire au retour
de Voldemort, quand Harry vous l’a dit ! Vous refusez toujours de le croire,
aujourd’hui ! Si vous appliquez ces recherches draconiennes, ce n’est pas parce
que, vous-même, vous croyez au retour de Voldemort, c’est seulement sous la
pression des directeurs des bureaux du Ministère, qui, moins bornés que vous,
on compris la réalité ! J’ai dû “me mêler de vos affaires”, pour tenter
d’empêcher que le règne de Voldemort se renouvelle, pour éviter à ces élèves de
connaître ce que nous-même avons connus pendant douze ans. On peut en finir
avec lui, à condition de le faire vite.
- Vous avez une
drôle de façon de diriger cette école ! remarqua sèchement Fudge, énervé,
ignorant délibérément ce que disait Dumbledore ! J’ai appris, par plusieurs
élèves, que, depuis l’année dernière, vous leurs faisiez étudier les Sortilèges
Impardonnables. Or, je vous avais interdit de leurs parler de ça !
- Cornélius !
Quoi que vous puissez penser des élèves, il est temps pour eux de savoir ce qui
se passe réellement. Il faut qu’ils soient préparés à ce qui risque de se
passer. Ils sont assez raisonnables pour comprendre ! Il faut absolument qu’ils
sachent ce qui risque de les attendre, si on n’arrête pas maintenant Voldemort
! Voyez la vérité en face, Cornélius ! En tant que Ministre, vous vous devez
d’empêcher le retour de Voldemort !
- Ce n’est
certainement pas à vous de me dire ce que je dois faire ! explosa Fudge. Je
vous ai laissé trop longtemps diriger cette école à votre fantaisie ! Regardez
ce qui se passe dans cette école ! Un de vos professeurs disparaît mystérieusement,
vous engagez cet irresponsable de Hagrid comme professeur, vous avez même un
mangemort qui enseigne dans cette école !
- Ce Mangemort,
comme vous dites, n’est pas plus Mangemort que moi ! Pendant que vous êtes là à
râler, il risque sa vie, pour nous renseigner sur Voldemort, et c’est pour ça
qu’il a disparut, rien de plus ! remarqua Dumbledore. De plus, je ne vois pas
ce que vous reprochez à Hagrid... !
- Dumbledore,
pendant un cours, un de ses élèves s’est fait attaqué !
- Il n’était pour
rien dans l’accident, c’est le mépris du jeune Malefoy qui a provoqué
l’accident, et ce n’était rien d’autre qu’une égratignure ! Vous le savez aussi
bien que moi !
- Venant en,
justement, à Drago Malefoy ! remarqua Fudge. Vous n’êtes pas sans savoir que
Monsieur Lucius Malefoy a porté plainte contre Poudlard, ce matin !
- Ah, et pourquoi
ça ?
- Il paraîtrait
que vous auriez menacé son fils de le suspendre de Quidditch et qu’un autre
élève lui aurait jeté un sortilège dans les couloirs ! Et que, il ne sait
comment, il s’est soudain transformé en paon, lors d’un repas ! (Ron, derrière
la porte, sourit en se rappelant ça)
- Tout d’abord,
je ne l’ai pas menacé, je l’ai avertit ! Pour le sortilège, personne d’autre ne
s’est plaint et, d’ailleurs, lui aussi, si je peut me permettre, ne se dérange
pas pour en lancer, dans le dos des professeurs. De plus, il a un fort instinct
de provocation, ce qui a mené à son incident avec l’hippogriffe, ainsi que
diverses altercations dont je vous passerai les détails. Quand à l’épisode du
paon, c’est une simple blague de collégien. Il n’est pas le premier à avoir
testé ces inventions, mais bien le premier à s’en plaindre. Enfin, vous ne le
savez peut-être pas, mais son père est un plus proches partisans de Voldemort, ce
qui, par conséquent, me donne le droit de le surveiller plus particulièrement.
D’ailleurs, il n’est pas innocent à l’apparition de la Marque des Ténèbres, à
Halloween. Lui et quelques-uns de ses camarades n’étaient plus à Poudlard, à ce
moment-là.
- Si j’étais
vous, Dumbledore, je ne surveillerai pas les membre d’une des rares famille de
pur sorciers, mais plutôt de votre petit protégé. Harry n’est pas non plus très
ami avec les règlements !
- Vos... familles
de sang pur, comme vous dites, regardez un peu où elles aboutissent, Cornélius
! remarqua sourdement Dumbledore. Tous finissent partisans de Voldemort !
Tandis que d’autres d’origine plus ...“bâtardes” sont de plus dignes sorciers
que vos... “pur-souche” ! Ce ne sont pas les origines qui compte, mais ce qu’on
est capable de faire, c’est ce qui compte le plus pour juger les gens !
- Honnêtement, je
crois que je vous ai laissé diriger cette école à votre fantaisie, trop
longtemps. Les quelques exemples que je vous ai cité tout à l’heure, je pourrai
vous en dire d’autre, si vous voulez...! Je crois qu’il est temps que quelqu’un
d’autre reprenne cette école en main !
- Très bien,
Cornélius ! soupira Dumbledore. Si vous le voyez ainsi...!”
Harry, en avait trop entendu, et ne pouvant pas laisser
Fudge faire une chose pareille, il ouvrit brutalement la porte, sans laisser le
temps à Ron et Hermione d’essayer de le retenir.
“- Monsieur Fudge, ne faites pas une chose pareille !
cria Harry, en s’engouffrant dans le bureau, faisant sursauter Fudge.
- Harry ? Mais
que... ? s’étonna Fudge.
- Si Dumbledore
quitte Poudlard, rien n’empêchera Voldemort de venir à l’école et de s’en
prendre aux élèves !
- Harry, ne te
mêle pas de ça ! tonna Fudge. Je te rappelle que, depuis plusieurs mois, Tu-Sais
-Qui ne s’est pas manifesté, et encore, jusqu’à présent, s’étaient simplement
ses Mangemorts. Rien ne prouve qu’il est revenu !
- Je l’ai vu, de
mes propres yeux, sa renaissance ! On a peut-être rêver la mort de Cédric
Diggory alors ? s’exclama Harry, hors de lui. Vous nous considérez comme des
enfants, mais on est assez sage pour pouvoir apprendre ce qui se passe !
Regardez, c’est grâce aux responsables du bureaux du Ministère que vous
employez tout le monde pour retrouvez Voldemort ! Vous ne pensez qu’a votre
petite tranquillité ! Si Poudlard est le seul endroit sûr pour tous, c’est
uniquement...!
- Ca suffit Harry ! hurla Fudge. Ce que tu dis là est insensé ! Sors d’ici sans discuter !”
Mais Harry, plus décidé que jamais, resta debout, les bras
croisés, une expression de détermination farouche sur le visage, Ron et
Hermione le rejoignirent alors.
“- Si vous faites ça, Voldemort reviendra ! s’écria
Harry.
- Harry ! Obéis à
Cornélius, tu veux bien ! lui conseilla Dumbledore. Retournez en cours, toi et
tes deux amis.
- Mais,
professeur...!
- Viens Harry !
intervint Hermione, en prenant Harry par le bras. Même si ce qui se passe est
injuste, on ne peut plus rien y faire !
- Je me suis
trompé sur votre compte Monsieur Fudge ! lui lança Harry en se dirigeant vers
la sortie. Je me suis vraiment trompé ! Puisque personne ne veut m’écouter, je
trouverai Voldemort moi-même, comme ça, je ne vous dérangerai plus !
- Harry ! Ne...
!”
Harry claqua violemment la porte, interrompant Dumbledore
qui se retourna vers Fudge, qui remuait la tête dans un vague signe de
contrariété.
Harry, toujours aussi furieux, se laissa entraîner par
Ron et Hermione, jusqu’à l’escalier de marbre. Là, il les obligea à le lâcher
et prit le chemin de la Tour des Gryffondor.
“- Eh Harry, on a cours de Soin aux Créatures Magiques !
lui rappela Hermione.
- Raconte ce que
tu veux à Hagrid !” répliqua Harry.
Hermione, comprenant qu’il était
inutile d’essayer de lui faire entendre raison, entraîna Ron par le bras, vers
le parc.
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